J’étais impatiente, mais impatiente ! Enfin, le livre dont tout le monde parlait, croustillant, émoustillant, sensusel (sexuel) arrivait en France.

On allait pouvoir lire du sexe sous couvert de « Si Eva Longoria dit partout que c’est bien, je risque pas grand chose… C’est vrai, ils sont tellement puritains ces américains ».

Et puis un jour, dans le Cosmopolitan UK, il y avait les première pages du livre de diffusées. Et là je me suis dit, c’est ça « 50 Shades of Grey » ?; Sérieusement ? Mais bon, je n’avais lu que les premières pages donc, peut-être que mon avis était infondé et qu’il fallait du temps avant de rentrer dans l’histoire.

photo du Huffington post

Bref à Noël, Sister k me l’offre (pour me réchauffer à Montréal dit-elle… Comme si j’allais à Montréal en laissant l’Homme, mon radiateur attitré, à Paris.. Elle est folle des fois sister K). Après tout, c’était l’occasion pour reprendre ma lecture et capter le truc que j’avais peut-être loupé.

Donc un soir, avant de partir à Montréal, j’ai recommencé 50 Shades of Grey. Bien décidée à finir ce bouquin et à comprendre le phénomène.

J’ai essayé ! Je vous jure, j’ai essayé. Mais arrivé à la moitié du bouquin, au énième « je vais te  prendre par derrière » ou « dis-donc, ne sois pas si pressée » ou « tu me la prends goulûment », j’ai jeté littéralement le bouquin à travers la pièce (pour la 3ème fois de la semaine).

Tout simplement parce que c’est trop ! Tout cela manque de finesse, de maturité à mon goût et ce pour plusieurs raisons :

– En partant du principe qu’il existe des filles vierges à 20 ans passés (il y en a, c’est vrai), mais à 20 ans, elle ne s’est JA-MAIS masturbée ? vraiment ? Bon, ok, why not !

– Comment une fille si rêveuse, peut en si peu de temps faire confiance à un homme qu’elle vient à peine de rencontrer ? Ben, non, en fait c’est plausible.

– Comment elle peut signer un contrat sans le lire ? Ah, ça aussi c’est possible…

– Comment elle peut laisser tomber toutes ses barrières en quelques pages ? (ah, mais oui, c’est vrai, c’est romancé… C’est pas la vraie vie quoi)

Effectivement, tout ceci est possible, car c’est une histoire. Mais tous ces facteurs en même temps (sans compter la jeunesse du perso principale, le Monsieur adepte de pratiques sado-maso), font que c’est impossible pour moi. Je n’arrive pas à leur trouver deux secondes de crédibilité, une once de charme ou de sexy attitude.

Alors oui, quelques passages sont émoustillants, font sourire ou sont littéralement cochons dans leurs descriptions. Mais la naïveté de Mademoiselle Steele m’insupporte, elle cède trop vite, à tout, trop facilement.

Je trouve tout le reste énervant, ou du moins le reste m’énerve Sûrement parce que je me faisais une idée du livre, sûrement parce que j’avais vraiment envie d’aimer le truc, parce que pour une fois, un autre genre de livre était à l’honneur. Un livre qui ne soit ni un thriller, ni un roman policier, ni une histoire d’amour, ni une chronique philosphique, ni un livre de cuisine. Pour une fois, on mettait en avant le fait que les femmes, elles aussi avaient envie de lecture différente, de lecture érotique (autre que des Harlequins). Je trouve le phénomène très intéressant au niveau littéraire et au niveau personnel aussi.

Mais tout ceci est retombé comme un soufflé. Ni les dialogues faussement crus, ni la description grossière ne me touchent. Sûrement parce que tout ça est tellement « too much » couvert d’amour et de sentiments dégoulinants non avoués que je n’arrive pas à me transposer.

Un livre doit me faire rêver, m’emmener loin, me faire découvrir des choses inconnues, mais là, je ne sais pas… Je trouve ça plat et sans relief.

Alors, peut-être que je devrais le finir, peut-être que c’est mieux à partir du deuxième.. Dites-moi, j’ai raté un truc ou pas ? (et je ne minimise pas le travail de l’écrivain, ni les avis des autres, c’est juste moi et mon rapport (lol), avec ce livre);

Ou peut-être que je ne suis pas la cible, comme dirait les experts du Marketing….

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