Donc, juin, juillet, août et septembre…. Début septembre. Un peu avant mon anniversaire Sangoku (nom fictif de mon fils pour l’internet mondial), rentre à la maternelle.

J’avoue que même si je suis très contente de ce passage chez les grands, ça m’angoisse un peu.

Ces 3 dernières années, où j’ai changé de boulot, parce qu’il était là et que j’avais envie de passer plus de temps avec lui que de rentrer chez moi à 19h pour le coucher à 19h30, je les ai vécu à fond avec lui.

Ma mère, ma soeur, et mon amoureux, ont été d’un soutien indéniable (ma mère était avec moi 5 jours sur 7, même les jours où je n’avais pas de rendez-vous pro) dans cette organisation. J’ai pu bosser comme je voulais, avec qui je voulais tout en ayant mon fils avec moi la plupart de la journée.

Il a grandit. Il a vite marché, vite couru, vite sauté (les bosses, les bleus, les genous écorchés, il connaît bien). Il a vite squatté mon Ipad pour lancer Mickey, les petits Einstein et Angry Birds (et il joue mieux que moi à Mario, en même temps, j’ai un niveau de chiotte). Il a mis plus de temps à apprivoiser la parole, mais je pense que là il est sur une sacrée bonne route (voire une autoroute).

Quelques jours en garderie, quelques mois à Montréal, de retour dans notre banlieue paisible et voilà que tout à l’heure je rencontre sa maîtresse ou son maître, on verra bien.

La rencontre avec l’école. Déjà. C’est fou, je n’y pensais pas vraiment en début d’année. Et là, j’ai l’impression que l’on a fait avance rapide sur son évolution. L’autre jour je préparai son sac, et j’y ai mis tous les changes comme quand il était bébé, comme d’hab quoi. L’Homme m’a dit : « Tu sais, il est grand maintenant, je crois qu’il n’a plus besoin de tout ça, hein ! ». Avec un regard qui disait : « t’as les boules qu’il grandisse, avoue !!! » (je vous épargne la description de son sourire moqueur, mais tendre).

La semaine dernière, j’ai rencontré sa directrice. On a longtemps parlé, visité l’école, parlé des activités. J’ai l’impression qu’il n’y a que des géants dans cette école maternelle (double angoisse), mais pourtant, même si parfois les larmes d’émotion me gagnent, je suis vraiment heureuse pour lui.

Il va pouvoir apprendre de nouvelles choses, faire de nouvelles rencontres, commencer un autre type d’apprentissage, rentrer malade parce que sa camarade aura une gastro, m’accueillir avec un gros mot appris dans la cour, me montrer les livres choisis dans la bibliothèque (ils ont une biblio dans son école).

Tout ça pour dire qu’il grandit mon petit bébé. Plus si petit que ça d’ailleurs. Un peu vite mon amour, mais je comprends le rythme. Je lâche prise, je le laisse y aller….Aller, tout ça va bien se passer.

signature vivi lachipie ivy-mag

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