Il y a des marques de luxe que l’on aime beaucoup au lancement, puis moins avec le temps.

Un ou deux reportages la dévalorisant, des offres trop « commerciales » et qui l’éloignent du concept de rareté (principe du luxe), une activité qui  se détourne de son premier métier.

C’est un peu ce qui m’arrive avec la marque Mauboussin. Artiste Joaillier ayant élue domicile Place Vendôme, j’ai adoré ses premières bagues. J’ai adoré l’évolution du concept visant à rendre les diamants plus accessibles. J’ai adoré son audace d’afficher les prix de ses bagues sur ses affiches. Un pied de nez au monde de la joaillerie, et du luxe.

On connaissait enfin les prix avant de se rendre en boutique, le luxe devenait accessible et était à la portée de tous. (euh luxe accessible et à la portée de tous ? Est-ce encore du luxe ?) Et puis chaque année, la marque a été plus loin dans son concept, et m’a de moins en moins attiré. (c’est chiant les consommateurs, et puis on ne sait jamais ce que l’on veut…)

Pour être honnête, je n’ai pas de bagues Maubousssin. A la période où j’ai voulu en avoir une, j’ai vu la bague convoitée sur 10 filles dans le métro, et j’ai regardé le reportage sur la chaîne de télévision M6 expliquant que certains prix bas s’expliquaient car les pierres étaient creuses ou de qualité moyennes (un numéro de Capital sûrement – pas toujours à prendre au pied de la lettre….). Mais on a quand même préféré se rediriger vers autre chose, une autre marque, d’autres valeurs (c’était un cadeau, d’où le « ON »).

Je trouve les modèles toujours aussi beaux, je trouve le concept sympa, même si l’axe de communication « accessibilité » ne me convient plus car trop utilisé.(alors qu’en boutique, il y a des bagues, aussi chères que chez Chaumet & co, aussi belles….). Une marque de joaillerie doit faire rêver et permettre à son consommateur de se sentir unique. Du moins, c’est comme ça que je le vois. Et plus le temps passe, et moins j’ai l’impression que c’est le cas avec la maison Mauboussin. Juste une impression, certes, mais à ce prix-là, les valeurs de la marque comptent pour moi.

Je sais que cela reste superficiel, que l’on est en plein marketing, communication et stratégie. Toutefois, ne me dîtes pas que cela n’est pas pris en compte dans une décision d’achat (je ne vous croirai pas vraiment….)

Et puis, est venue le temps de l’égérie… Elsa Zylberstein. Une très belle femme, incarnant le luxe, avec une vraie classe, pas trop inaccessible, discrète et cultivée. Je trouve que c’est un bon choix.

Il faudrait juste que l’on m’explique pourquoi on la photoshop autant; Elle est tellement retouchée, qu’elle ne semble pas humaine. Pour sa dernière campagne avec Mauboussin, elle pose pour la nouvelle ligne de sacs de la maison. Un cabas en toile enduite et cuir baptisée « Simplement Elsa ».

Nous ne parlerons pas du cabas, car ce n’est tout simplement pas ce que je porte. Je dirai, que je ne suis certainement pas la cible. Par contre, le visuel… Il y a tellement de jolie façon d’utiliser (ben oui, on l’utilise), une égérie comme elle…

Prix du cabas : 500 euros. Alors, vous êtes tentées ?

signature vivi lachipie ivy-mag

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