Après une petite semaine à Montréal, mon avis est toujours le même qu’en 2011. J’adore cette ville.

Certes, il fait froid, mais la ville est tellement organisée, et les appartements équipés, qu’une fois que l’on est bien couvert, on peut réussir à braver la neige, le verglas et le vent (pas trop longtemps quand même… Les engelures guettent).

Bref, je porte toujours ma doudoune uniqlo en dessous de mon manteau made in La Redoute (en attendant de trouver mon manteau), mais j’ai trouvé ma paire de bottes (des Sorel comme m’avait conseillé The Green Geekette).

Sinon, je dois avouer que la cool Attitude des canadiens et leur simplicité est un vrai bonheur. Ici on prend un peu plus le temps, pour soi, pour sa famille… Alors bien évidemment, il doit y avoir  des inconvénients quand on y vit vraiment (contrat de travail, système de santé…), mais pour le moment, honnêtement, cela se passe plutôt bien.

Mais ce n’est l’objet de la note du jour ;)

L’objet c’est la langue.

1) Ce qui est pratique à Montréal c’est que la majeure partie de la population parle français. Dans les magasins, au sein des médias, sur les chaînes de télévision, entre voisins. Du coup, excepté quelques termes et expressions bien propres au Québec, tout est assez simple pour les français (raison pour laquelle il y a énooooormément de français ici). Le français, c’est même une petite bataille pour eux, au niveau administratif, à l’école…. On parle français.

2) A Montréal, on parle aussi anglais, normal, on est au Canada. En fait, tout est dans les deux langues. C’est là aussi que je m’aperçois que mon niveau English Bilingual, n’est pas bilingual du tout. J’ai un anglais pratique. Je peux avoir une conversation professionnelle, écrire un mail, avoir un début de conversation (et même un milieu et une fin), mais une chose est sûre…. Tout un film en anglais sans sous-titrage et j’ai mal au crâne (sans compter les phrases entières que je ne comprends pas forcément, voire pas du tout). De même que je dois me concentrer pour comprendre toutes les subtilités de certaines publicités TV ou radio (je crois que le pire c’est la radio, vu le débit de parole)

3) Dans la même phrase, on parle anglais ET français. Je m’explique… J’ai fait une opé blog samedi (je vous en reparle très vite), et du coup, j’ai parlé avec une fille géniale du nom de Laura qui fait du Nail art . (son tumblr Drop Dead Manicures). Nos conversations ressemblaient à ça :

– Mais tu arrives à te mettre à jour avec TOUS ces vernis qui sortent en permanence ? (ça c’est moi)

En fait, tu vois, ça dépend… You know, some of my clients, want Neon, some flashy colours, you know what I mean.  So, je prend Essie, you know, because I want he top / high quality, something professional.  But sometimes, elles aimeraient avoir des modèles, whouaou quoi ! Et là, je leur dis, non, you know It’s impossible, it will be too much, like, assez laid, tu vois, but in fact, at the end, it’s great ! Tu vois, je sais pas always everything hein. You know what I mean ? 

Euh, ben ouais. Tout ce que je vois, c’est que cela fait faire un sacré exercice linguistique à mon cerveau. En même temps, c’est hyper fun d’apprendre, tous les jours, de tester son niveau d’anglais, et d’oser le parler. Et c’est aussi très pratique quand il te manque un mot dans une des deux langues. On s’est amusé à chercher le mot français pour « Glossy ». On n’a toujours pas trouvé…

Bref pour conclure : je suis pas bilingue, mais je m’améliore et puis pour plein de mots, je privilégie le français. Je ne dis plus à l’Homme, « Viens on sfait un KFC et prend des nuggets pour Sangoku » mais « Viens on se fait un poulet frit Kentucky et prend des croquettes de poulet pour Sangoku ».

Bisous bisous (et dédicace à ma team « Ouais Gros » aka Marie Chronique Blonde, Anna Urban Girl et Kimmy Gossip and the City / Big Love à Sister K)

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