Cela me fait doucement rire ! On est en train de se battre et de se diviser en camp Cup ou pas Cup / Tampons, pas tampons / serviettes pas serviettes, ailleurs, il y a des sujets un peu plus important quant à nos menstruations.

C’est en lisant (en retard), mon ELLE Québec (oui, suis abonnée), que je découvre qu’en Inde, dans certains villages (beaucoup en fait), les protections hygiéniques sont inexistantes. Ce n’est pas qu’elles se disent que les cups c’est vachement mieux, non, non, c’est justes qu’elles n’en ont jamais vu.

 elle_quebec

Donc en fait, en plus du SIDA, de la condition des femmes face à la violence des hommes, du chômage et des moussons, elles (excusez moi, ça va devenir un peu gore pour nos oreilles occidentales), macèrent tous les mois dans le sang de leurs règles. Oui, littéralement. Comme elles ne portent ni culottes (pas dans la culture, elles ne connaissent pas, et n’ont pas les moyens), ni protections hygiéniques, durant leurs règles, elles utilisent de vieux Saris et restent prostrées chez elles le temps que ça passe. De 3 jours à une semaine pour les moins chanceuses. Elles vivent dans la honte, assises à la maison, par peur des fuites, par peur que ça s’apprennent, par peur tout court. Sauf que les Sari n’absorbent pas le sang… Je vous laisse imaginer.

Alors, il y a depuis peu de chouettes initiatives : Des micro-usines qui fabriquent des serviettes un peu à l’ancienne, qui fonctionnent quand l’électricité le permet.

En plus de fabriquer, il faut évangéliser, faire attention aux coûts, et parler des culottes. De plus en plus de villages s’y mettent, et c’est mieux. Oui, les femmes pourront éviter les infections, les problèmes de fertilité et surtout, ne seront plus obligées d’arrêter de travailler ou d’aller  l’école quelques jours par mois.

Alors quand je lis les débats sur les cups et les tampons, et les serviettes hygiéniques (je fais de l’accumulation si je veux), ça me fait doucement rire (jaune).

Honnêtement, je comprends que certaines se mettent à la cup, et que d’autres sont réfractaires, mais partir en guerre contre l’un ou l’autre camp, je trouve ça d’une débilité consternante.

A partir du moment où chacune, connaît les conséquences de ses actes, les conséquences sur l’économie, l’environnement, et sa santé, elle a ce que l’on appelle : le choix. Le choix, c’est un truc super ! Tu fais ce que tu veux et su assumes.

Les protections hygiéniques c’est aussi un choix personnel , c’est de l’intime, c’est un confort, son rapport avec son corps. Personnellement, je me vois mal aller dire à une amie qui sort son tampon : « Non mais t’es sérieuse toi ??? Elle est où ta cup ? ». Je la laisserai faire ce qu’elle veut. (alors si vous croyez que je vais prendre en compte les avis d’inconnues excitées et extrémistes, même quand elles font ça sur le ton de l’humour…)

Bref, tout ça pour dire, que, ben, voilà quoi…. (oui, c’est nul comme conclusion, mais bon, je n’ai plus rien à dire)

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© David Lefranc/GAMMA

Vous voulez en savoir plus  sur cette initiative en Inde ? Rendez-vous sur la fondation ELLE « Production et commercialisation de serviettes hygiéniques à bas prix, par et pour les femmes de Villupuram » / Et l’association FXB

Jolie fin de soirée quand même ^_^

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