Je suis depuis 10 jours au Canada. Du coup, pour vraiment savoir comment les canadiennes vivent la beauté, j’achète différents magazines, je regarde la télé, les campagnes de pub. Cela m’amuse beaucoup ! Rien de mieux pour une mission en immersion. Déformation professionnelle, curiosité, et envie de savoir comment cela se passe ailleurs tout simplement. (et puis soyons francs, j’aime regarder la télé et lire des magazines féminins…. Pas vraiment besoin de l’aspect diversité pour me pousser à acheter un Glamour)

10 jours c’est peu et à la fois beaucoup pour tomber sur du hasard, de la coïncidence. Mais, c’est une période intermédiaire intéressante, que je pourrai comparer avec d’autres périodes par la suite.

 

Les premiers magazines achetés sont les suivants ;

– Dress to KILL magazine (parce que j’ai interviewé la rédac chef beauté)

– Loulou magazine (sur les conseils d’une lectrice)

– Le ELLE Canada (parce que Janelle Monae est en couverture et que j’espère voir ça en France depuis 15 ans)

– Un guide Pleine Forme du nom de Châtelaine (parce que je crois que c’est dans l’esprit de ce pays de prendre soin de soi  et que ce guide, selon les dires de l’Homme est, très bien fait / on en reparlera)

Sur ces 4 couvertures nous avons au choix : Janelle Monae, Rihanna, plusieurs sportives dont une femme noire, et le mannequin Sessilee Lopez (d’origine dominicaine et portugaise)

Au sein de ces 4 magazines, j’ai vu des femmes asiatiques, métissées, noires, blanches ou indiennes, aussi bien pour des publicités, des shootings mode ou des sujets beauté.

Au sein de ces 4 magazines, j’ai vu des femmes normales, avec un petit ventre, des cuisses et des seins.

J’ai vu des sujets beauté où l’on maquillait des filles de toutes les couleurs, en donnant pour chaque type de peau les références de maquillage adapté.

J’ai aussi noté la présence de filles avec ou sans extensions (de toutes les couleurs elles aussi), des filles aux cheveux afros ou défrisés, des entrepreneurs de tout sexe et de différentes origines.

A aucun moment, je n’ai vu de numéro spécial afro, spécial asisatique, spécial beauté du monde, spécial mode taille 38-40 ou autre.

Non. Figurez-vous que tous ces sujets étaient intégrés comme dans un de mes plus beaux rêves : au sein de la ligne éditoriale classique.

C’est à dire, qu’en fait, ils font ce qui me semble d’une évidence profonde : intégrer toutes les beautés et la diversité au sein des magazines.

En fait, ils prennent en compte le fait que la beauté est différente, mais que cela reste de la beauté, du coup, ils couvrent tout simplement des sujets pouvant convenir à un maximum de personnes.

Alors oui, il y a toujours des supports spécialisés, plus communautaires (dans le sens positif du terme), qui vont traiter certains sujets de manière plus poussée, ou mettre en avant des artistes ou personnalités de ce que l’on peut appeler la « diaspora ». Des magazines qui sont une mine d’or en terme d’informations et de conseils sur tous sujets (business, culture, mode, beauté, entertainment). Toutefois, vous pouvez tout de même vous retrouver au sein des autres magazines, dits plus classiques.

Un autre truc que j’ai trouvé sympa : sur la magazine Loulou, à la fin il y a des bons de réduction de 20% environ valables au sein de différentes enseignes (H&M, Marcelle ou Belle-Muse – mode, beauté, mode). Il faut faire ça en France. Rien de mieux pour fidéliser moi je dis (enfin bref, je ne suis pas rédac chef, et encore moins journaliste – private joke inside).

Autre chose, j’ai aussi vu que le Elle Québec (le site en ligne) avait fait un sujet qui s’appelait « Beauté : les mannequins métissées au top », autant vous dire que je fus vraiment contente de tomber dessus. Surtout que le mot « métissé » a été utilisé dans le bon sens du terme (avec des mannequins d’origine asiatique, portoricaine, tanzanienne ou encore brésilienne)

A noter : Ce qui fonctionne pour les magazines, fonctionne aussi pour les présentateurs d’émission TV, pour les pubs….

Alors, biensûre, n’étant pas naïve, il doit y en avoir des disparités, des différences, de la discrimination, mais au premier abord, elle est moindre qu’en France sur ces sujets.

Je continue de faire mon petit tour et on se refait un bilan très vite !

 

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