Hier, à 2h du matin, j’ai fait tout ce que les psychologues et coachs de vie disent de ne pas faire : J’ai allumé mon téléphone et lancé Netflix (en toute honnêteté, j’ai juste désactivé le mode avion, mon téléphone est TOUJOURS allumé). J’avais envie de quelque chose de frais, de nouveauté, d’humour et d’un film porté par une femme dans le rôle principal (ne me demandez pas pourquoi).

C’est là que j’ai mis « I Feel Pretty » avec en rôle principal Amy Schumer. Depuis la sortie du film sur Netflix, je vois la bande-annonce et je me demande si c’est LE truc à éviter, à absolument regarder ou le petit film du dimanche soir aussitôt regardé, aussitôt oublié. Une chose est sûre : l’estime de soi et le body positive sont bien présents dans le scénario, pas forcément de la bonne façon mais au moins abordé.

Je vous remet le synopsis (un bête copié-collé) : Après une chute à la gym, une trentenaire sans confiance en elle se découvre soudain courageuse et sexy… même sur scène ! / La trentenaire est interprété par l’actrice-humoriste Amy Schumer. Pour le cast c’est un bon choix, elle ne correspond pas aux codes de beauté habituels et surtout surtout, il n’est mentionné nulle part qu’elle va « perdre du poids pour enfin s’accepter », signe que déjà tout n’est pas à jeter dans le film.

I FEEL PRETTY SUR NETFLIX : J’Y VAIS MAIS J’AI PEUR
Grosse peur (toute relative, on parle cinéma et visionnage d’un film) : est-ce que ce ne sera pas too-much, est-ce que ce sera drôle, est-ce que le body positivism sera abordé de la bonne façon ?
Nous sommes entourés de pseudo-initiatives concernant le Body Positivism. Des actions qui sont plus des coups de communication que de vrais engagements vis à vis de l’image de la femme dans les médias. En gros, un peu comme le pink washing, une opportunité de communication à moindre frais, visant à rassembler un max autour du discours de la marque. Ici, la marque c’est Netflix.

I FEEL PRETTY SUR NETFLIX : VERDICT APRES 1H50
1h50 c’est la durée totale du film. Comment on se sent ? I Feel Pretty réussit pour moi, à relever le défi de parler correctement du Body Positivism. On a réussit à ressentir la pression de la société imposée par certains milieux dont la beauté, la mode, le monde du travail et le dating. En résumé, comment être ronde, ou grosse peut-être dur au quotidien pour les femmes à tous les niveaux. Tout y est : les hommes et l’image qu’ils ont des femmes (le poids des photos), comment le fait d’avoir un poids inacceptable selon certains peut bousiller toute la confiance en soi et notre amour propre, au point de ne plus postuler au poste de ses rêves, au point de se contraindre à porter des vêtements qui relèvent plus de la torture que de la mode, au point de faire l’amour dans le noir, au point d’éviter les miroirs.

 

I Feel Pretty, n’est pas le film de l’année mais je l’ai trouvé bien fichu et agréable à regarder. Avec le recul de quelques heures (le sommeil, la douche, le petit dej et le 1er rdv pro), j’ai essayé d’imaginer le film si j’avais des kilos en plus et j’ai surfé sur internet. J’ai lu l’avis d’une femme en surpoid, et pour elle le film est un loupé et l’a fait ce sentir mal à l’aise par rapport à la vision de son propre corps. Le film qui m’a enthousiasmé et que j’ai trouvé positif, l’avait elle, complètement déprimé. Même si je comprends son point de vue, je vous invite quand même à le regarder pour vous faire votre propre idée, faire avancer le débat, échanger et pourquoi pas me dire ce que vous en avez pensé.

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